In Bordeaux Veritas par Olivier Madelrieux

 

A la recherche du temps qui nous poursuit ou quand l'architecture de Bordeaux nous fige dans l'éternité !

Le rythme d’évolution des sociétés va plus vite que celui des individus.

Des grands-parents nés au début du 20ème siècle ont connu tour à tour, lampe à pétrole, voiture à cheval, puis électricité, voiture automobile, avion, radio, télévision, téléphone, l’homme marché sur la lune, le téléphone portable, le début d’internet….

Non seulement ces découvertes ont modifiées leurs habitudes de vie quotidienne, mais elles ont eu un retentissement profond sur leur vision du monde, bouleversant notamment la relation au temps et à l’espace.

Durant ce siècle, Nantes, Lille, Toulouse, Montpellier, Marseille ont changé à un rythme effréné, perturbant les zones urbaines.

Bordeaux, ses quais, ses ponts, sa place des quinconces, sa rue Ste Catherine et sa rue Porte Dijeaux, ses canelés Baillardron et ses macarons, sa lamproie à la bordelaise, son grand opéra, ses allées de Tourny ne changent pas, immuables au temps qui s’accélère.

Une ode à la sérénité, à un art de vivre bordelais qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le monde entier nous envie notre Bordeaux, à la fois statique et renouveléé par l’embellissement de sa place de la Bourse et des quais qui ont oublié les traces des activités portuaires anciennes plus ou moins honteuses.

Les lieux ont retrouvé une virginité avec fleurs, végétation, miroir d’eau, lampadaires tamisés.

Décidément, il est vrai de clamer : « In Bordeaux Véritas »



- Les principales fontaines de Bordeaux

- Les places de Bordeaux

- Les ponts et les passerelles de Bordeaux

- Les Portes de Bordeaux

- Les mascarons ou les veilleurs de pierres

La place des Quinconces

La place des Quinconces à Bordeaux

La place des Quinconces est la principale place du centre ville de Bordeaux, en France.
La place des Quinconces à Bordeaux Créée au début du XIXe siècle sur l'emplacement du château Trompette, elle est plantée pour moitié d'arbres, dont la disposition en quinconces lui donne son nom.
L'imposant monument aux Girondins et deux colonnes rostrales en décorent les deux extrémités.
Sa superficie de 12 hectares, qui en fait la plus grandes place de France et l'une des plus grande d'Europe, lui permet d'accueillir des manifestations telles que des concerts et des foires, notamment la foire aux plaisirs ( une fête foraine) et la foire d'Automne (brocante).
Depuis la mise en place du réseau de tramway, la place est devenue la plus importante station de correspondance du réseau des transports en commun de Bordeaux.

Historique

VAUBAN
La place des Quinconces est aménagée de 1810 à 1828 sur l'emplacement du château Trompette (du nom du ruisseau Tropeyte, qui traversait le quartier détruit pour la construction de la citadelle).
Cette fortification avait été construite sous Charles VII initialement pour contenir une ville frondeuse. Cette forteresse améliorée par VAUBAN durant le règne de Louis XIV, perd son rôle au cours du XVIIIe siècle.
Sa destruction est entamée après sa cession à la ville en 1816 sous le règne du roi Louis XVII.

Description

Montaigne et  Montesquieu par le sculpteur Dominique Fortuné Maggesi
Sur la place, on y trouve les statues monumentales de Montaigne et de Montesquieu du sculpteur Dominique Fortuné Maggesi en marbre blanc qui y sont placées en 1858.

Le monument des Girondins

Le monument principal de la place est le monument aux Girondins élevé entre 1894 et 1902 à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur et célébrant la République.
Le monument des Girondins

Il se compose d'un d'un large socle encadré de deux bassins, ornés de chevaux et de groupes en bronze, et surmonté d'une colonne de 43 mètres de haut où culmine, à 54 mètres de hauteur, la statue de la Liberté brisant ses fers en bronze vert.

Pourquoi les Girondins ?

Sans entrer dans les détails de l'Histoire, il est intéressant de revenir en quelques mots sur la notion de « Girondins ». Sous la Révolution Française, à gauche, les Girondins originaires de la bourgeoisie de province et des milieux portuaires siégeaient à l'Assemblée Législative puis à la Convention. Ils finiront par être éliminés (ils seront exécutés) par leurs opposants les Jacobins de Paris (Montagnards) en 1793.
Alors que bien peu étaient effectivement originaires de Gironde, c'est sans doute parce qu'ils étaient considérés comme des martyrs que les Bordelais ont manifesté un si grand intérêt pour les Girondins.

Parmi les sculptures : - vers le Grand Théâtre : le triomphe de la République
- vers les Chartrons : le triomphe de la Concorde
- vers le fleuve : on trouve la Tribune avec le coq gaulois, à sa droite : l'Histoire, et à sa gauche : l'Eloquence ( deux personnes assises)
- vers la place de Tourny : monument élevé à la mémoire des Girondins, avec la ville de Bordeaux assise sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance.
A droite du socle, une allégorie fluviale : la Dordogne, et à gauche la Garonne.
Au pied du char avec chevaux : Ignorance, Mensonge et Vice.
Le quadrige des chevaux marins est une représentation du bonheur.
La colonne est réalisée par Alphonse Dumilatre et Victor Rich. Le piédestal est de Corgolin.
En 1983, on a replacé les chevaux enlevés durant l'Occupation et les bronzes ont été restaurés.

Les colonnes rostrales

Les colonnes rostrales Les deux colonnes rostrales ( 21 mètres de haut) situées face à la Garonne ont été construites par Pierre-Alexandre Poitevin en 1829.
Chaque colonne est ornée au tiers inférieur de quatre proues de galère prolongées de rostres formés de deux faisceaux de trois glaives, oeuvre de l'ornemantiste d'origine italienne N. Bonino.
Les rostres rappellent la victoire des flottes romaines sur celles de Carthage et, depuis l'Antiquité, signifie la maîtrise triomphales des mers.
Au dessus, en simple relief, deux statues de Monceau se répétant à la verticale des proues : l'une symbolise le Commerce et l'autre la Navigation.
Les colonnes rostrales Le chapiteau supporte un édicule circulaire couvert d'une coupole. Le décor, finement sculpté par Bonino sur le fût, copie les proues et les ancres figurant sur le modèle de référence du musée du Capitole, mais Poitevin y a ajouté le caducée de Mercure et l'étoile qui guide le marin, attributs du Commerce et de la Navigation.

La rue Sainte Catherine

La rue principale de Bordeaux : incontournable !
Avec un vaste projet de place Sainte Catherine pour 2014 – 2015
La rue Sainte Catherine Il est pratiquement impossible de parler de Bordeaux sans citer très rapidement le nom de la rue Sainte Catherine.
La raison en est simple, cette rue longue d'un kilomètre croise pratiquement toutes les artères principales du centre ville de Bordeaux.

Point de repère dans la ville...

La rue Sainte Catherine est donc un point de repère et un lieu de référence dans la capitale girondine.
Au Nord, elle débute Place de la Comédie, à l'angle du Cours et de l'Intendance et du Cours du Chapeau Rouge, la première grande intersection suivante est celle de la rue Porte Dijeaux et de la rue Saint Rémi (l'angle qui abrite la Galerie Bordelaise).

Le miroir d'eau des quais


Le miroir d'eau des quais à Bordeaux

Le miroir d'eau est facile à trouver à Bordeaux, il est sur les quais de la Garonne face à la place de la Bourse et à la fontaine des Trois Grâces
A sec, il se présente comme une immense ardoise.
En fait, il s'agit d'un ensemble de dalles de granit assemblées sur une longueur de 130 mètres et d'une largeur de 42 mètres.
Il est l'un des éléments importants du réaménagement des quais de Bordeaux avec le « jardin des lumières » ou encore le « skate-park ».
Le projet du miroir, conçu par l'équipe de l'architecte paysagiste Michel Corajoud, a été mis au point parle technicien fontainier J.M.Llorca.

Sous cette dalle se cache un astucieux mécanisme qui permet d'alimenter en eau l'ensemble, avec plusieurs effets différents, et sur un cycle bien précis ( 15 minutes ) piloté par un ordinateur.
En dehors des périodes hivernales ( risque de gel ), le pavage est ainsi recouvert de 2 cm d'eau qui transforment la dalle en un immense miroir dans lequel la place de la Bourse se reflète.
Par beau temps, ou la nuit alors que la façade de la Bourse est illuminée, l'effet visuel est captivant.
Selon le site du fontainier, ce miroir d'eau «  est inspiré du phénomène naturel d'inondation de la place Saint Marc à Venise en hiver ».

Le miroir d'eau des quais est récent, il a été mis en service en octobre 2006.
Il a été aussitôt adopté aussi bien par les Bordelais que par les touristes, et cela mérite d'être souligné toutes tranches d'âge confondues.
L'attrait est évident et il suffit de se placer quelques minutes en bordure pour découvrir jeunes ou moins jeunes s'y promenant, jouant avec les volutes ou avec les reflets, s'y photographiant, dansant ou s'aspergeant.

La Grosse Cloche Le miroir d'eau des quais est devenu, en seulement quelques années, un élément incontournable de Bordeaux.
Etape pour la fête du patrimoine, l'équipe de football des Girondins de Bordeaux vient s'y faire photographier pour la « photo de famille », les mats des voiliers de la fête du fleuve s'y invitent et en 2008 même la fête du vin quitte la place des Quinconces pour s'en approcher...

La Grosse Cloche

Au bout de la rue Saint James, au pied de Saint Eloi, face à la rue du Mirail et en léger retrait du cours Victor Hugo se trouve la Grosse Cloche.
Ce monument à l'origine incorporé aux remparts du XIIIe siècle a subi de nombreuses modifications qui se sont étalées du XIVe au XVIIIe siècle.
Clocher de l'ancien hôtel de ville, la Grosse Cloche figure sur les armoiries de Bordeaux.

La Grosse Cloche est surmontée par une girouette avec un animal dont on nous dit souvent qu'il s'agit du léopard d'or, symbole de la Guyenne.
Plus vraisemblablement, ce léopard serait en fait celui hérité des rois d'Angleterre pendant la domination anglaise de Bordeaux.